Chroniqu'art

image pour Autumn Rythm, Number 30, Jackson Pollock, 1950

le 19/11/2019 à 15:23:00

Lee Krasner, peintre et épouse de Pollock, à propos de son mari : "Il se mettait en condition en écoutant ses disques de jazz, pas seulement pendant la journée, mais jour et nuit, nuit et jour pendant trois jours non-stop, jusqu'à ce que vous vouliez vous réfugier sur le toit ! La maison tanguait avec. Il pensait que le jazz était la seule autre chose créative qui soit arrivée dans ce pays". Quand on observe, avec attention, l'œuvre de Pollock, on contemple également une rythmique bien précise. La fureur sans le désordre. L'artiste, les deux pieds dans la toile, dirige, saisi par l'Instant. Les entrelacs de lignes et de couleurs, se déplacent aux quatre coins de la surface blanche. De cette polyphonie abstraite naît une musique dans laquelle s'affirme la primauté du geste, l'inscription du mouvement et son écho. Les lignes mélodiques s'entrelacent. Traits d'esprits instantanés, elles répondent pourtant à une logique de mémoire, une harmonie sensorielle. Le peintre, comme le musicien, doit maîtriser la ligne, le rythme, et l'espace. (source : Jazz Life)